*Ceci est une production écrite que j'ai faite à la fin de mon secondaire deux. Je l'adore mais il est rempli d'Incide PEI sec2-Gr: 84! 2003-2004.
Une journée à la Magderie
Il y avait quatre classes sur le coté droit du couloir. De l'autre coté, c'était les bureaux. Bureaux de conseillers, de psycologues, de secrétaires... Tous les murs étaient blancs comme dans tous les autres couloirs de l'école. Mais l'atmosphère de cette aile était très différente de celle des autres. Ici, on était à la Magderie. Une journée ici était dure à supporter pour une personne qui n'avait pas été préparée.
Première période: mathématique. Mme Lucille était en train de parler avec Lucien lorsque les premiers élèves pointèrent leurs longs nez dans le cadre de porte. Seuls les plus téméraires restèrent. Les autres sortirent aussitôt en courant. Mais la cloche sonnait déjà, les obligeant à venir prendre leur place. Le cour commença par la vérification des devoirs. Aucuns détails n'échappa à l'oeil de cet étrange professeur.
Lorsqu'elle eut terminé le tour de la classe, elle se précipita aussitôt vers Lucien, son escargot en plastique, pour lui faire un compte rendu des devoirs qu'elle avait reçus.
Sans arrêter le monologue qu'elle infligeait à son ami, son seul ami, elle écrivait de savantes formules mathématiques que les élèves s'empressaient d'écrire dans leurs cahiers de note. Elle écrivait très vite et ne s'arrêtait que pour répondre aux mystérieuses questions de Lucien. D'ailleurs, Lucien était le seul être masculin qu'elle n'insultait pas, au grand dam de ses étudiants!
Deuxième période: anglais. Mr. MacEnglish portait un magnifique tartan à carreaux et un sporran attaché à la taille, typiquement écossais. Il était déjà aux aguets lorsque le groupe entra dans la classe. Chaques mouvements de mâchoire de ses élèves étaient détectés par son oeil de lynx. Il ne marchait pas très vite et son âge, proche de la centaine, avait affaibli ses réflexes autrefois si habiles. Mais sa vision, elle, n'avait jamais baissée.
Il passait normalement les trois quarts de son cour à regarder les élèves mettrent leurs gommes dans les poubelles. Son expression préférée était '' You chew like a cow! ''
Il la répétait ''Ad vitam aeternam''. Comme ce jour là, personne n'avait de gomme, il se sentait un peu frustré. Il décida de se rabattre sur son deuxième sport préféré ; le collage de retenues. Il jubilait lorsqu'il ME donna ma cinquième retenue du cour.
Notre groupe était un groupe très unis. C'est donc en se tenant par la main qu'ils pénétrèrent dans la classe de français où ils s'apprêtaient à vivre un autre cour passionnant avec leur imposante et minuscule professeur.
Ce professeur, qu'on surnommait la Girafe, était aussi grande que trois pommes et ce n'était pas une métaphore. Tous les dictionnaires de la classe avaient été empilés sur sa chaise pour qu'on puisse la voir. Ce cour fut d'une longueur infinie, comme tous les cours de grammaire. Un élève tenait la Girafe dans ses mains pour qu'elle puisse écrire au tableau. Malheureusement, elle se pencha pour retracer une lettre, plongea en avant et tomba sur le sol. On la chercha pendant la moitié du cour avant de la trouver sous une pile de boîtes de carton placée près du tableau.
L'épreuve ultime, et non la moindre attendait le groupe à la dernière période. Leur professeur d'art dramatique, M. Édouard Montpetit, avait au moins une qualité qu'on ne retrouvait pas souvent chez les professeurs normaux, c'était un passionné. Un passionné de quoi? On ne l'a jamais trouvé, même après des heures de recherche mais, on le savait passionné. C'était au groupe numéro quatre de présenter leur pièce, cette journée-là. Avant même que le dernier comédien fut entré sur scène, M. Montpetit s'était endormi. Il aurait au moins pu aller se cacher dans le costumier, comme il en avait l'habitude.
Avec des professeurs comme ceux là, vous comprendrez que la question la plus importante de l'examen d'entrée de la Magderie était : "Vous considerez-vous comme une personne normale?"
Si vous répondiez ''Oui'', votre candidature était aussitôt rejetée.
Si vous répondiez ''Non'', on vous accueillait à bras ouverts...
En fait, il fallait des professeurs "spéciaux" pour enseigner à des élèves "spéciaux"
... personnages et les évènements de ce texte sont fictifs. Toutes ressemblances avec des personnages et des évènements réels du P.E.I. sont invraisemblables et involontaires.


Créer un blog




